Temps gris d’octobre

Presque un mois depuis ma dernière publication. J’ai décidé d’écrire un article sous la forme classique, histoire de vous raconter un peu mes premiers véritables mois à Brussels. Depuis mon arrivée, j’ai renoué avec la France, j’ai remis les pieds aux Pays-Bas, j’ai visité la magnifique ville de Strasbourg et j’ai participé à la plus grande fête foraine du monde à Munich. Dans quelque temps, je ferai un roadtrip en Écosse, je visiterai la ville de Prague, je m’imprègnerai du Maroc, je passerai Noël en Suède et le jour de l’an en Norvège. Parmi tous ces voyages, il y a aussi ma vie en Belgique.

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Croyez-moi, installer une routine dans un enchainement de déplacements, c’est logiquement impossible. Ma réalité: 4 jours d’école, 12 à 14 heures de cours, et le reste dans un moyen de transport quelconque. Le rythme universitaire étant vraiment plus lent que celui au Québec, l’adaptation a été plus ardue. C’est un mode d’enseignement très théorique, une vulgarisation hyper floue, beaucoup de mots pour peu de matière, presque un jeu de deviner ce que le professeur sous-entend et aussi très peu de travail en dehors des heures de classe. Au début, je n’en voyais que les avantages. Beaucoup de temps libre, de voyages et de fêtes. La réalité a vite fait de me rattraper. Ayant toujours aimé l’école et ses multiples implications, la motivation n’y était pas du tout. Après un petit temps à me demander si j’avais pris la bonne décision en venant ici, j’ai vite fait de relativiser et de me dire que c’était une expérience non négligeable dans ma jeune vie. Et au fond, on a tous un blues de temps à autre.

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Sur une note plus positive, je vous assure que la vie universitaire est ultra sympathique. J’adore prendre mon immense café latte au Kaf-Kaf et déguster mes pâtes à 4 euros dans un des petits restaurants de l’université. En plein jour, le campus grouille de monde. Les étudiants sont beaux à regarder par leur hétérogénéité, tous différents par leur style, leur pays d’origine, leur langue, leur essence. Le soir, de nombreux événements sont organisés où la bière est presque gratuite (comme partout en Belgique) en plus d’être excellente. Les amateurs de bières sont ravis, il y en a pour tous les goûts! Même si le centre-ville est un peu loin, les alentours de l’université sont bien éveillés.

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Malgré un début d’automne froid et humide, je me plais bien dans la capitale de l’Europe. Je vous rassure, il ne pleut pas autant qu’on le croit. Le temps est gris, mais le mois d’octobre est aussi charmant qu’au Québec. Bruxelles est belle, inspirante, vivante. J’aime constater que différents mouvements sociaux y sont actifs et que la vie culturelle et artistique est effervescente. Cette ville est immense et extrêmement différente d’un quartier à l’autre. Il fait bon y vivre. Les Belges sont chaleureux, fêtards et ne font pas systématiquement des remarques sur l’accent Québécois. Le chocolat est exquis, et que dire des frites! Que ce soit avec des moules, un kebab ou même de la poutine, elles sont dé-bi-les! Ici, on parle français, mais aussi flamand. Au début, c’était étrange d’habiter dans la commune Uccle/Ukkel ou de prendre l’autobus vers l’arrêt Héros/Helden. Maintenant, c’est tout à fait normal. Je suis loin de comprendre le flamand, mais je me familiarise peu à peu à sa sonorité. Je peux le dire, j’habite une ville en constante traduction.

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Après presque deux mois dans ce plat pays, je m’efforce d’apprivoiser le mode de vie belge où rien n’est vraiment pressant et tout est un peu flou. J’adore ces gens extrêmement bavards et d’un charme incontestable. J’aime être au milieu de l’Europe, prête à m’envoler vers un pays différent tous les weekends. J’aime aussi rester dans ma petite maison en plein cœur de Brussels et simplement profiter de la chance que j’ai. J’aime constater que c’est perpétuellement l’automne et que je dois m’acheter de magnifiques écharpes pour me tenir au chaud. Enfin, le temps gris d’octobre laisse tranquillement sa place à novembre, déjà le troisième mois de ma vie belge.

Léa Deschambault, étudiante de l’UQTR en échange international à Bruxelles en Belgique.

Catégories :Belgique

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