L’avenir appartient à ceux qui osent

Un accord de coopération entre l’Hochschule Augsburg (HSA) en Allemagne et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) sera signé au cours des prochains mois, mais déjà les deux universités ont commencé à traiter les dossiers de mobilité internationale. Pour l’année 2014-2015, ce sont quatre étudiants allemands qui ont choisi l’UQTR pour y vivre une expérience scolaire et culturelle.

Augsburg Germany old townscape.
Augsburg, Allemagne.

Sprechen Sie deutsch?

Lorsque vient le temps de choisir une destination dans le cadre d’un programme de mobilité internationale, la question de la langue est souvent la première à faire surface. Si l’on veut être en mesure de bien réussir son parcours académique, il faut bien évidemment s’assurer de posséder une bonne base dans la langue d’enseignement de l’établissement d’accueil. Le partenariat Québec-Allemagne peut donc surprendre à cet égard, car les deux langues ne se ressemblent que très peu. Pourtant, il existe plusieurs adeptes de la langue française en Allemagne; il ne faut pas oublier que cette dernière partage une frontière avec la France. En 2010, c’était près de 30% des Allemands qui apprenaient le français à l’école secondaire en Allemagne. C’est d’ailleurs le cas de Lisa Kimmich, qui était à l’UQTR à la session d’automne 2014 dans un programme de marketing : «J’ai décidé de venir au Québec par amour pour la langue française. J’avais fait 4 ans de français à l’école et je voulais approfondir mes connaissances» nous expliquait-elle dans un français impeccable. Pour les étudiants québécois, désireux d’effectuer une session en Allemagne, ils seront heureux d’apprendre que les cours en lien avec le programme de mobilité internationale se donneront en anglais à l’HSA. Il s’agit donc d’une belle opportunité de peaufiner son anglais pendant les cours et d’apprendre l’allemand dans un contexte plus social.

Deux pays, deux systèmes d’évaluation… une réussite!

Les systèmes d’éducation européens et nord-américains, bien que similaires, comportent quelques différences. À cet égard, un des aspects qui a le plus frappé notre étudiante allemande est le nombre d’examens par session au Québec. En Allemagne, il n’y a qu’un seul examen par session qui vaut pour 100% de cette dernière. Bien que cela pourrait faire l’envie de plusieurs étudiants québécois, Mme Kimmich nous assure que notre système comporte plusieurs avantages : «Je trouve ça bien d’avoir plusieurs examens au cours de la session. Ça permet d’assimiler la matière et de l’appliquer rapidement» nous raconte-t-elle. Même si chacune des façons de faire a ses avantages et inconvénients, il n’en demeure pas moins que de faire l’expérience d’un système d’éducation différent ne peut qu’être enrichissant. Mme Kimmich croit d’ailleurs que cette expérience culturelle lui donnera un avantage important sur le marché du travail lorsqu’elle terminera sa scolarité: «Je sens qu’il y a moins de barrières pour moi présentement. J’ai beaucoup amélioré mon français et cela va m’ouvrir plusieurs portes pour travailler avec la France à mon retour en Allemagne.» Une récente étude d’impact réalisée par la Commission européenne auprès de 80 000 étudiants valide son sentiment. En effet, plus confiants et plus déterminés, les participants à des programmes de mobilité internationale seraient deux fois moins exposés au risque de chômage de longue durée que  les étudiants qui restent sur le territoire national.

Rebecca Schmitt-Hartmann, Christoph Stiebert et Lisa Kimmich, étudiants de l’HSA à l’UQTR dans le cadre du programme de mobilité internatinonale.
Rebecca Schmitt-Hartmann, Christoph Stiebert et Lisa Kimmich, étudiants de l’HSA à l’UQTR dans le cadre du programme de mobilité internatinonale.

Apprendre à se connaître, évoluer, puis se transformer

Mais au delà des avantages professionnels indéniables que procurent les expériences internationales, ce sont les qualités personnelles que développent les étudiants qui sont souvent les plus remarquables. Les expériences internationales comportent leur lot de défis : la barrière de la langue, la distance, l’adaptation à de nouvelles règles et à une nouvelle culture, le développement d’un nouveau réseau social, pour n’en nommer que quelques-uns. Mais ce sont justement ces défis, lorsqu’ils sont relevés, qui transforment les étudiants : «Au début de mon séjour, j’étais triste d’avoir quitté l’Allemagne, j’étais très timide et réservée et j’avais peur de l’inconnu. Maintenant, après seulement 4 mois, je suis plus ouverte, je vais naturellement vers les gens, je me fais des amis facilement et je n’ai plus peur de voyager seule. Je sais que peu importe où je vais aller maintenant, je peux me bâtir un réseau social et professionnel à partir de pratiquement rien.»

Faire une session à l’étranger, c’est plus qu’un voyage, c’est s’implanter dans une autre culture et comprendre un mode de vie différent. C’est prendre le temps de s’arrêter pour se regarder évoluer dans un environnement complètement différent: «Si j’avais un conseil à donner aux étudiants intéressés à s’inscrire dans un programme de mobilité étudiante, ça serait d’y aller pour 2 sessions. C’est un moment très spécial dans notre vie où l’on peut apprendre à se connaître et 4 mois ce n’est pas suffisant pour s’installer dans une nouvelle culture et en retirer tout ce qu’on peut en retirer.» L’idée de partir à l’aventure pendant une session dans une autre culture peut faire peur au départ, mais pour reprendre les mots de Mme Lamarche «Osez! Vous ne regretterez jamais votre décision».

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